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Je suis avant tout un réalisateur voyageur. Beaucoup de mes films sont des road movies à la rencontre des autres et parcourent des territoires, des fleuves, des routes improbables… Films après films, le centre de gravité de ma carte du Monde s’est souvent déplacé vers le continent Africain. L’Afrique et ses habitants que j’ai appris à connaître et qui constituent un formidable vivier d’histoires, loin des clichés et des idées reçues.

Un gout prononcé pour l’itinérance sous toutes ses formes fait de ce « mode de vie » un fil rouge de ma filmographie. A travers les voyages et l’exploration, mais aussi le sport ou la marche, avec souvent des tournage qui sont aussi des expériences humaines, physiques et techniques.

Je m’efforce de faire des films sincères et respectueux, sans excès de mise en scène ni de subterfuges techniques. Que je travaille en solo ou avec un chef opérateur, je suis adepte d’une caméra portée et mobile qui se met au service de l’action, des séquences, de mes personnages, du réel… Je refuse de céder à certaines modes, comme celle d’une image « publicisée » qui découle d’un emploi excessif d’outils peu adaptés à l’écriture documentaire, d’une obsession de la « belle image » et d’un regard esthétisant sur le Monde.

J’aime que mes films soient en mouvement, suivre mes personnages ou qu’ils aillent, les récupérer en longue focale quant ils s’éloignent, et capter ces petits riens qui racontent des histoires.

Mes dispositifs de tournage sont forcément légers, réactifs et mobiles. J’essaye toujours de retransmettre l’énergie du réel plutôt que de la reconstituer avec un découpage artificiel. Je pars du principe qu’une scène doit toujours être attrapée au vol et si possible jamais rejouée. A moi de la comprendre quand elle se déroule devant ma caméra afin de pouvoir la raconter sans intervenir sur son déroulement.

Ainsi, j’espère que mes films sont le reflet de la vie telle que je la découvre là ou je fais l’effort de me rendre, parfois très loin (Papouasie : La dernière frontière) à moins que ce ne soit en bas de chez moi (les yeux dans Barbès).

Réalisateur voyageur / Laurent Bouit